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16 avril 2021

Excellence & Conseils sur Europe1

LE COUP DE CŒUR D’ALEXANDRE MALAFAYE POUR LES CABINETS DE CONSEIL FRANÇAIS

Depuis plusieurs mois, Marc Pierre Stehlin et Anna-Christina Chaves, associés du cabinet Stehlin & Associés, Hervé Novelli, ancien ministre et vice-président du cabinet Arrowman Executive, Jean-Pierre Scandella, président du cabinet Arrowman Executive Search, Paul Boury, président de Boury, Tallon & Associés et Pierre Breesé, président d’IP TRUST, accompagnent des sociétés en difficulté à identifier un repreneur par la mobilisation de son réseau, tout en recherchant des solutions cohérentes et innovantes, en ligne avec la stratégie de développement locale et territoriale.

EXCELLENCE & CONSEILS est le fruit du partenariat entre des entreprises de conseil françaises, alliant les expertises nécessaires des métiers du droit, aux métiers de la communication, sans oublier les métiers du recrutement et du management de crise, dans la démarche de réfléchir et construire ensemble un avenir pour les entreprises en difficultés et leurs salariés, et contribuer à sauver les entreprises et les emplois français, qui sont les gages de longévité de nos propres activités en tant que cabinets de conseil français.

Etant nous-mêmes des entreprises de conseil françaises, particulièrement attachées à notre territoire, nous n’en sommes que plus investies dans notre rôle de défense de ce patrimoine.

Alexandre Malafaye, président de SYNOPIA, a pris la parole sur Europe1 ce jeudi 15 avril 2021, afin d’exprimer son coup de cœur pour les cabinets de conseil français :

« Ce soir je voulais adresser mon coup de cœur à l’association excellence et conseil que viennent de créer Hervé Novelli et quelques spécialistes du conseil français comme les avocats Marc Stehlin et Anna-Christina Chaves ou le consultant Paul Boury.

Cette association veut promouvoir les entreprises du conseil français auprès des acteurs économiques et du gouvernement et croyez-moi il y a urgence à le faire, je dirai même qu’il y a péril en la demeure.

Pourquoi urgence Alexandre :

Parce que l’état est le premier à nous le dire, il faut produire français, acheter français, manger français, mais dès qu’il s’agit du conseil et notamment du conseil stratégique on achète américain, on pense américain et le premier à ne pas montrer l’exemple c’est l’état. L’exemple le plus criant nous l’avons tous en tête est le recours au soi-disant incontournable cabinet McKinsey pour conseiller le gouvernement sur la stratégie vaccinale, comme si en France nous n’avions aucune société tricolore pour conseiller l’état sur sa logistique. Quand on voit le résultat, on peut sourire. Et McKinsey il n’est pas le seul conseille nos armées et pas mal d’autres.

Mais on peut dire Alexandre que ces cabinets remportent des appels d’offres :

On peut le dire ça n’est pas faux mais ca peut parfois sembler troublant par exemple les liens entre le psdt de la république et McKinsey sont anciens, mais le sujet n’est pas là, le sujet est, est-ce qu’on veut faire de la souveraineté économique française une priorité si oui cette volonté doit s’appliquer au conseil car le conseil c’est stratégique surtout quand ça concerne l’état notre économie et la réindustrialisation du pays.

N’oubliez jamais que celui qui vous conseil sait tout de vous, l’autre question est, voulons-nous oui ou non constituer une filière d’excellence autour du conseil français, la réponse devrait être oui car nous avons toutes les cartes en main tous les talents il ne manque que la volonté politique.

Il y a quand même un aspect positif dans tout ça, ces entreprises certes américaines sont basées en France avec des salariés français :

Ces entreprises américaines embauchent des collaborateurs français oui certes mais ces collaborateurs ne sont pas des électrons libres, les ordres viennent des US qui considèrent la France comme une bonne source de revenu, une vache à lait en quelque sorte, si dans certains cas il faut faire du dumping sur les prix pour tuer la concurrence française ces entreprises n’hésitent pas, on ne joue pas à arme égale avec eux et en prime il faut noter qu’ils recrutent nos talents à prix d’or.

Vous dites encore Alexandre qu’il y a plus grave :

Il y a plus grave dans l’extraterritorialité de la loi américaine. Pour toutes les entreprises de conseil américaines, leurs filiales et leurs clients ou qu’il soit, sont soumis à la réglementation américaine, c’est-à-dire que toutes les informations détenues par ces sociétés y compris en France sont accessibles par le gouvernement américain, sans que nous en sachions rien.

Si ça concerne les enjeux stratégiques de la France, nous avons un problème.

Si nous voulons reprendre notre destin sur le sujet et bâtir une filière d’excellence française, et bien on peut le faire et un jour on dira peut être Cocorico »

Retrouvez la rediffusion de son émission ici.